Cinéma : Sherlock Holmes

Cinéma : Sherlock Holmes


Jan 11 2010, 18:56 in Cinema

Le célèbre détective privé et son fidèle Watson se retrouvent une fois de plus sur grand écran face à un public parfois sceptique et déçu. Ce fut mon cas.C'est Guy Ritchie (Snatch, RocknRolla) qui s'occupe de ressusciter le bon vieux Holmes en lui donnant une forme nouvelle, celle d'un homme charismatique, musclé, combatif. Qui de mieux qu'un Robert Downey Jr. (Iron Man) pour porter ce masque ? Son assistant de toujours, incarné par un Jude Law (The Talented Mr. Ripley) pas terrible, sera également un compagnon d'arme, prêt à se battre. Quelques ingrédients qui ont de quoi garantir un spectacle explosif. Mais non.

Les premières quarante minutes du film sont simplement géniales et accrochent notre attention. On nous présente Holmes et Watson en bon vieux amis, qui se prennent parfois la tête mais qui seront toujours là l'un pour l'autre. On nous fait découvrir le style de combat de Downey Jr. dans des scènes en slow motion où il analyse chaque mouvement de manière clinique, cartésienne. On nous offre également un décor londonien artistiquement magnifique qui nous plonge dans une ambiance sombre et mystérieuse. Un vrai moment de plaisir pour nous, spectateurs toujours avides d'en voir plus. Ce n'est qu'après que le réalisateur s'embrouille les pinceaux et fait du grand n'importe quoi en mélangeant le scénario, les rôles des personnages et un humour à moitié prenant.

Pour faire simple, les deux compagnons doivent déjouer les tours de passe-passe de Lord Blackwood (Mark Strong), un soit-disant magicien qui veut mettre l'Angleterre à bas. En plus de cela, Guy Ritchie ajoute le rôle de deux femmes, la fiancée de Watson, interprétée par Kelly Reilly (Eden Lake) et Irene Adler, jouée par Rachel McAdams. Elles vont toute les deux mettre encore plus de pagaille dans le scénario en étant le sujet d'un passage du coq à l'âne constant et quelque peu troublant.

Finalement on rit à deux ou trois occasions et on apprécie le spectacle, tout en attendant la fin qui se fait tardive (128 minutes de film, beaucoup trop long pour ce qui est proposé). Et au fur et à mesure que l'on approche de la fin, on se demande ce qu'il se passe. On arrive enfin au paroxysme de la nullité à la scène entre Holmes et Blackwood sur le "pont" en construction. Les actions et le déroulement sont improbables et c'est à ce moment que vient toute l'explication du film, qui est franchement totalement gâchée : pour expliquer les tours de magie du Lord, Ritchie invente une série de procédés chimiques qui s'enchainent de façon tellement rapide qu'on ne comprend strictement rien et la seule chose qui nous vient à l'esprit est : "mais c'est quoi ce bordel ? c'est n'importe quoi O_o".

La toute fin nous laisse évidement présager une suite. Pourquoi pas.

Néanmoins, nous noterons le jeu subtil des acteurs et les interaction entre les personnages qui la plupart du temps sont intéressantes, tel par exemple le fait que les deux actrices créent des tensions entre Holmes et Watson (mais ils se retrouveront toujours, c'est élémentaire...).

La musique joue un rôle minimal dans le film car on n'y fait pratiquement pas attention, c'est dommage.

Le côté artistique du film est tout de même bien présent, tant dans le choix des plans que dans la qualité des effets spéciaux. En somme un bon divertissement pour nos petits yeux.

Enfin, je dis dommage pour ce film qui ne m'a pas déplut mais qui ne m'a surtout pas marqué, car un peu bâclé sur la fin, ce qui laisse un gout étrange dans la bouche.

Bref, je suis fatigué et j'ai écris cet article n'importe comment :)

Élémentaire mon cher Myd.


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