Cinéma : Max et les maximonstres (Where The Wild Things Are)

Cinéma : Max et les maximonstres (Where The Wild Things Are)


Jan 17 2010, 01:15 in Cinema

Sorti un peu de nulle part, "Where the wild things are" (titre original) est un film qui aura le don d'envoyer le public dans un voyage exceptionnel et inoubliable dans l'imagination débordante d'un enfant très énergique. Mouvements et émotions s'enlacent dans un délire totalement fou, mais néanmoins calme, posé et évasif. Un bel exemple de ce que peux produire un enfant avec sa tête. Max et les maximonstres, une rencontre avec nous même?

Toute la suite logique du film est menée par Max, un enfant déroutant et extrêmement attachant joué par Max Records.

Il est intéressant de remarquer que l'acteur porte le même nom que son personnage, ce qui laisse penser à ce qu'il aie lui même participé à son propre rêve. Étrange ?

Mais ce petit a dû vivre une expérience unique. En effet Max est sur chaque scène, rien ne se déroule sans lui car il est le fil conducteur du film, ce dernier étant illogique (dans le sens improbable, complètement délirant) tout comme l'imagination d'un petit enfant.

Max est un enfant comme les autres, mais l'on remarque son imagination débordante et son évasion totale, que ce soit en classe ou chez lui, dans son lit, jouant avec un petit bateau qui traverse l'océan qu'est sa couverture bien chaude. Durant tout le film il sera dans son déguisement préféré : un pyjama avec un capuchon, des petites oreilles et des moustaches de chat.

Très rapidement il sera confronté au nouvel petit ami de sa mère (Catherine Keener qu'on ne voit qu'un peu), et subira cette "castration" dû au fait qu'il remarque cette séparation entre lui et sa maman. Bref un truc Freudien dans l'inconscient de l'enfant qui le mènera à se rebeller contre sa mère dans la cuisine en criant sur la table. Il s'enfuira ensuite en courant dans un montage touchant où la mère "perd" son enfant. Max se retrouve dans une forêt et commence ainsi son incroyable odyssée en lui même.

Dans cette forêt il trouve un bateau, accosté sur le bord d'un lac. Il s'en empare et commence à naviguer. Le lac se transforme en océan infini et rageur (il est très subtil de voir le lien fait par le réalisateur-que-j'ai-oublié-de-citer-damned : Spike Jonze entre la scène où max joue avec son petit bateau dans son lit et le fait qu'il traverse un océan, preuve qu'il s'agit d'un voyage de l'inconscient). Arrivé de l'autre coté de l'océan, il fait la rencontre d'une bande d'énormes peluches de toutes formes; un bouc et un poulet avec des bras et des jambes ainsi que d'autres animaux types et l'un ou l'autre totalement imaginaires. L'un deux est Carol, qui sera son plus fidèle ami. On peut également faire le lien entre la forme de ces "monstres" et le déguisement de Max. Ce dernier devient leur "roi", mais surtout leur ami.

Si la logique du film est improbable et totalement incompréhensible, toute la combinaison des éléments cinématographiques n'en restent pas moins subtilement construite. La superbe musique est d'ailleurs là pour nous le rappeler.

Juste comme il faut, parfaites dans chaque situation, les mélodies nous font vibrer en même temps que l'image. Les plans caméra sont eux aussi le fruit d'un choix parfait, qui ont de quoi vous prendre par les sentiments. Et pour couronner le tout, les émotions jaillissent dans tous les sens de manière rythmée et bien portée par l'expression des visages de Max et sa bande. Spike Jonze réussi un coup de maître en jouant avec de l'imaginaire et du compliqué pour créer du beau, du rire (beaucoup de rires - coucou à Ruby -) et du touchant.

C'est vraisemblablement vers la fin qu'on se pose le plus de questions ( "mais wtf?" ), mais ces dernières étant sans importances, on ne fait que penser cette formidable et insensée aventure pour se sentir bien. En y réfléchissant les réponses viennent d'elles-mêmes...

Where the wild things are ?

Dans notre tête d'enfant...

Imaginairement,

Myd

Les enfants témoignent par leurs jeux de leur grande faculté d'abstraction et de leur haute puissance imaginative. Ils jouent sans joujoux.


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