Cinéma : Avatar (aka "truc de fou")

Cinéma : Avatar (aka "truc de fou")


Dec 16 2009, 22:23 in Cinema

Avec "Avatar", James Cameron nous fait visiter le paradis.

Durant plus de 2 heures et demi époustouflantes et très touchantes, ce spectacle explosant vous en mettra plein la vue en vous plongeant dans un monde imaginaire, tout en mettant en avant des problèmes bien réels de la société d'aujourd'hui.

Avatar est le terme employé pour décrire une figure, un profil, une identité, un corps contrôlé ou adopté par un individu (comme dans un jeu vidéo ou une image de représentation sur un forum). C'est précisément ce procédé qu'utilise James Cameron comme moteur pour son nouveau film.

C'est en effet l'ex-marine Jake Sully (remarquable Sam Worthington) qui va tenter l'expérience en mélangeant son ADN avec celui de son avatar, une figure du peuple des Na'vi, autochtones vivant harmonieusement avec la nature sur la planète Pandora. Il sera envoyé par les méchants militaires afin d'infiltrer les Na'vi et en même temps par les gentils scientifiques dans le but d'étudier l'incroyable biologie de la faune et de la flore de la planète. Le gouvernement américain, et donc l'armée, animé par l'envie de mettre la main sur un matériaux fossile extrêmement rare vont devoir faire face au peuple Na'vi qui habite en plein milieu de ce dépôt gigantesque. On retrouve donc ce conflit militaires destructeurs/scientifiques respectueux brillamment tourné à l'écran, avec en plein milieu un ancien soldat qui choisira de se battre contre ses anciens frères d'armes, par amour pour Neytiri (Zoe Saldana), une autochtone de Pandora mais aussi par amour pour cette planète.

Rien n'arrête Cameron dans l'avancée de son imagination. Rien ne lui a semblé impossible ou irréalisable car il a littéralement dépassé les limites de l'imaginaire en le rendant visible à l'écran. Il construit Pandora de A à Z, y implante tous les personnages qu'il désire, tout aussi bien réels que fictifs, et le tout dans les moindres détails.

Hallucinant.

Ce serait presque approcher la perfection tant les décors, les plans et la musique qui s'y associe sont extraordinairement beaux. En un mot, tout est magnifique.

En plus de cela les acteurs, merveilleusement implantés dans l'univers, font preuves d'une incroyables performances et réussissent à vous faire monter les larmes aux yeux non pas à cause d'un moment triste, mais grâce à la beauté du film. Je ne saurais le décrire autrement; la plupart des films qui me prennent autant par les émotions sont des films évoquant la tristesse. Dans le cas d'Avatar, j'ai fait face à un spectacle de beauté. D'une beauté qui m'a beaucoup touché. Les images sont merveilleuses, James Cameron a créé un véritable chef d'oeuvre.

On retrouvera toutefois les clichés américains d'un couple déchiré entre coup de foudre et trahison, du général de l'armée musclé comme trois fois Terminator, et bien d'autres. À cela s'ajoute les deux ou trois moments prévisibles du film qui, heureusement, sont excessivement minoritaires mais qui vont peut-être en décevoir l'un ou l'autre.

Cela n'empêchera pas "Avatar" de vous plonger dans un monde inconnu et d'une pureté sans nom, à la fois fragile et fort, élégant mais parfois dangereux, et d'également mettre en avant cette facette noire de l'homme qu'est l'indifférence à la destruction. On retrouvera d'ailleurs cette comparaison à la destruction des forêt en Amazonie, qui elle est bien réelle et tout aussi écœurante.

Je conclurai en annonçant qu'"Avatar" termine l'année 2009 en beauté en offrant au public un merveilleux cadeau de noël.

Et pour derniers mots je citerais Marcel Aymé : "La forêt, c'est encore un peu de paradis perdu. Dieu n'a pas voulu que le premier jardin fût effacé par le premier pêché".

Myd


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